Notre article de couverture – Plus de succès, en toute sécurité

Plus de succès, en toute sécurité

La protection au travail dans les métiers de la construction

 

Le risque d’accidents du travail ou de maladies professionnelles est plus élevé dans les métiers du bâtiment que dans d‘autres secteurs de l‘économie. Une des raisons: chaque chantier est différent et s‘accompagne de conditions de travail distinctes. En outre, le risque d‘accidents est automatiquement accru par la simultanéité de différentes étapes du chantier présentant des priorités différentes.

 

«Afin d‘aligner sur le long terme les chiffres des accidents sur ceux des autres domaines de l‘économie, le secteur doit repenser son approche. La sécurité et la santé doivent être acceptées comme des valeurs centrales pour chaque entreprise, par les entrepreneurs, les cadres et les employés.»
Bernhard Arenz, organisation professionnelle du bâtiment BG BAU

 

L‘absentéisme lié à des accidents ou à la maladie touche particulièrement les moyennes entreprises

Une ouverture de plafond non sécurisée, une trappe ouverte sur l‘échafaudage ou des outils qui traînent deviennent rapidement un danger invisible sur le chantier. Mais la pression du temps et des coûts, la négligence ou tout simplement l‘ignorance constituent également des dangers pour les utilisateurs et les entreprises. En théorie, la santé et la sécurité au travail suscitent un intérêt croissant dans toute l‘Europe, mais est-ce également le cas dans la pratique? Nous nous sommes entretenus avec les principaux intéressés.

Avec près de 40 employés, Metallbau Obersulm GmbH & Co KG, près de Heilbronn, est une moyenne entreprise classique. Les complexes, les bâtiments d‘entreprise et les équipements publics font partie du répertoire de cette entreprise de construction métallique bien connue. L‘absentéisme de collaborateurs lié à des accidents ou à la maladie est toujours un coup dur pour les moyennes entreprises de ce type. En effet, en plus d‘éventuels frais de compensation financière, c‘est avant tout la main-d‘œuvre elle-même qui doit être remplacée de façon adéquate.

 

Problèmes existentiels

Étant donné que l‘industrie de la construction continue de pâtir d‘une pénurie de main-d‘œuvre qualifiée, cela peut rapidement entraîner des problèmes quant à la pérennité de l‘entreprise. Environ 6% du produit intérieur européen est perdu à la suite d‘accidents du travail et de maladies. «Heureusement, nous n‘avons pas eu à ce jour d‘accidents ou maladies graves chez nos collaborateurs», explique Markus Häfele, directeur de l‘usine, passant en revue l‘historique de l‘entreprise.

Ce faisant, il s‘inscrit dans la tendance: le nombre d‘accidents du travail et de maladies professionnelles a reculé en permanence ces dernières années. Toutefois, une enquête intersectorielle de l‘UE sur les risques sur le lieu de travail fait ressortir qu‘environ 15% des entrepreneurs employant 10 à 50 salariés négligent néanmoins fortement la protection au travail.

Bernhard Arenz, chef du département principal Prévention de la BG BAU, se réfère à l’évaluation des risques prescrite par la loi et appelle en outre à un «changement de mentalités dans la branche» afin de rattraper les autres secteurs économiques tels que l‘industrie. «La protection au travail ne saurait s’entendre de façon réductrice – ni seulement comme un respect de consignes, ni comme un facteur de coûts. Il s‘agit plutôt de la sécurité et de la santé des employés et d‘éviter les arrêts de production.»

«Le secteur du bâtiment a parfois un problème d‘image. Ce n‘est qu‘en minimisant les risques et en garantissant une sécurité maximale que le bâtiment deviendra à l‘avenir plus attrayant pour la main d‘œuvre spécialisée et les jeunes.»

Bernhard Arenz, de l‘organisation professionnelle du bâtiment BG BAU, estime que la pénurie persistante de main-d‘œuvre qualifiée dans le secteur de la construction est également due à l‘insuffisance des exigences en matière de sécurité et de santé.

Les investissements dans la sécurité au travail sont durables

En Europe, les consignes et dispositions relatives à la sécurité et la santé au travail sont légion.
C‘est là un défi considérable, et pas seulement pour le constructeur métallique qu‘est Markus Häfele, de s‘y retrouver, dans le quotidien, parmi toutes les lois et ordonnances. «Tôt ou tard, nous devrons embaucher quelqu‘un qui sera exclusivement responsable de la sécurité au travail», plaisante-t-il. Un scénario qui aurait un impact économique énorme sur une entreprise de taille moyenne d‘environ 40 employés. Jusqu‘à présent, le patron assume toujours lui-même le rôle de responsable de la sécurité au travail et est responsable de l‘évaluation des risques, de la formation des collaborateurs et de la fourniture d‘équipements de protection individuelle tels que chaussures, lunettes ou casques de sécurité.

 

 

Sur le chantier, c‘est ensuite le responsable du montage qui est compétent pour les questions de sécurité au travail. Un coordonnateur de la sécurité et de la santé, qui est mandaté par le client, est souvent également employé pour gérer les risques interdisciplinaires. «Quiconque ne dispose pas des connaissances appropriées en matière de santé et de sécurité au travail peut demander l‘avis d‘un expert. Nous soutenons l‘entrepreneur avec un large éventail de services de prévention, dont une offre de séminaires», déclare Bernhard Arenz de la BG BAU.

De surcroît, des fabricants tels que Hilti proposent des formations spéciales en matière de protection au travail et de la santé. Hilti propose également des formations sur l‘utilisation d‘appareils, d‘outils et de produits destinés à exclure les applications défectueuses. L‘avantage: «Les formateurs viennent directement dans notre entreprise et font la formation sur place. De quoi économiser du temps et de l‘argent», explique Markus Häfele.

Entre théorie et pratique

«Nous avons désormais besoin de plus de temps pour la documentation et tout ce qui l‘entoure que pour notre travail réel. Avec une facture en conséquence. Et c‘est ce qu‘il faut faire comprendre au client en premier.»
Markus Häfele, Metallbau Obersulm GmbH & Co.KG

Néanmoins, tout ne se passe pas comme prévu sur le chantier, souligne le constructeur métallique d‘Obersulm. «En pratique, il y a une certaine zone de flou dans laquelle les métiers évoluent.» Surtout lorsque le temps presse, la sécurité au travail n‘est souvent pas une priorité. «Ce que l‘employé fait, en fin de compte, à l‘extérieur ne peut pas être contrôlé en permanence en tant qu‘entrepreneur», explique M. Häfele.

Bernhard Arenz en appelle donc également à l‘utilisateur lui-même: «Les employés doivent être sensibilisés aux dangers sur le lieu de travail.» En effet, si la réglementation n‘est pas scrupuleusement respectée, des accidents peuvent survenir, au détriment de la productivité, mais aussi des amendes. Des autorités telles que la BG BAU ou la Suva suisse effectuent des contrôles appropriés. Même si elles le font jusqu‘à présent au hasard. En cas d‘accidents graves, il peut également y avoir une infraction comme par exemple un risque de chantier. C‘est alors le ministère public qui enquête.

La protection au travail intelligente

Informer au lieu de contrôler

Avec Hilti ON!Track, l‘ensemble des documents de sécurité peuvent être consultés numériquement, directement sur le chantier, grâce au smartphone. Ainsi, l‘utilisateur a toujours dans sa poche l‘évaluation des risques ou la preuve d‘appareils correctement testés et tous les participants de l‘entreprise agissent en toute sécurité.

 

Pour Hilti, il est important d‘agir plutôt que de réagir

Cependant, de pures mesures de prévention dans les entreprises ne suffisent pas.
En tant que producteur d‘équipements, d‘outils et de produits pour le secteur du bâtiment, Hilti se voit bien évidemment obligée d‘en faire autant. Parce qu‘outre les accidents du travail, l‘exposition au bruit, aux vibrations ou à la poussière est l‘un des risques majeurs du chantier.

Pour cette dernière, la valeur limite n‘a été ajoutée à la liste européenne des substances dangereuses qu‘au début de l‘année. Donc ce que représentait l‘amiante dans les années 1990, c‘est maintenant la poussière de quartz dangereuse, qui peut causer de graves maladies pulmonaires. Les maladies articulaires et autres dommages à long terme qui peuvent survenir pendant le forage ou le burinage posent également problème aux employés du bâtiment.

Le centre de compétences Hilti Health and Safety Technologies à Kaufering a pour mission  de contrer ces dangers et d‘autres à un stade précoce afin de protéger l‘utilisateur. Avant la création d‘un nouvel appareil ou outil Hilti, les composants importants pour la sécurité sont planifiés ici dans la phase de prédéveloppement. À cette fin, diverses directives et consignes qui sont définies conjointement, entre autres, dans des comités internationaux de normalisation, sont respectées.

 

Un exemple: le développement de capots à poussière optimisés sur le plan aérodynamique pour les meuleuses d‘angle.

 

 

D‘autres systèmes d‘aspiration des poussières et autres solutions de sécurité telles que la Réduction active des vibrations (AVR) pour une protection efficace contre les vibrations main-bras sont standard sur presque tous les appareils Hilti.

Le chantier du futur

Pour les collaborateurs de Markus Häfele, l‘effort physique dû aux charges lourdes tient également une place importante. «Autrefois, les vitres en verre pesaient environ 30 kg, aujourd‘hui leur poids atteint parfois 120 kg», explique M. Häfele. Quand nos ouvriers ont travaillé pendant trois jours, ils ont mal au dos.» De tels problèmes figurent également au programme du bureau d‘études spécial de Hilti. Hilti est conscient qu‘il existe d‘autres sources de danger sur le chantier du futur.

 

Mais dès aujourd‘hui, la numérisation dans le secteur du bâtiment modifie durablement la sécurité. Le Building Information Modeling (BIM) est déjà très utilisé. Des processus interdisciplinaires et une planification par anticipation rendent le chantier plus transparent et en même temps plus sûr. Et les services numériques tels que Hilti ON!TRACK contribuent à la sécurité des utilisateurs.

Avec 18 millions d‘employés, le secteur du bâtiment est le plus grand employeur de l‘UE. Les petites et moyennes entreprises comme celles de Markus Häfele représentent la majorité. La protection particulière de la main d‘œuvre dans ce domaine relève de la responsabilité de tous les acteurs de l‘industrie, y compris de l‘utilisateur lui-même. «Dans un premier temps, la sécurité au travail coûte de l‘argent», indique Markus Häfele. «Mais à l‘étape suivante, c‘est l‘assurance de la productivité de notre entreprise.»

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